Chemin de St Jacques de Compostelle : variante 1/3 « Chemin de Litsèque è Santame"

, par  agnouede , popularité : 5%

Aujourd’hui, le « Chemin de Litsèque à Santame" connaà®t sur la portion de Santam au pont de Puyo une nouvelle jeunesse.

Sinturel dans son ouvrage indiquait sur sa carte numéro trois comment prendre ce chemin depuis Sassis, actuellement du cà´té gauche de la conduite forcée.
Sinturel explique : « 500 pas environ après la conduite forcée de la Centrale électrique, route de Sazos, un chemin descend à droite vers Sassis et monte à gauche de la route vers le sud. Prenant cette dernière direction vous trouverez plus loin un embranchement qui se détache sous le taillis de buis et de noisetiers au NO et continue à monter jusque dans une clairière dâ ??oà¹, face au sud, vous atteignez les granges de Hontespasse. .

Il y a trois ans, Jeannette et Henri Cazaux-Lapeyre s’emparant du "picassét" et autres outils contendants ont débroussaillé cette partie du chemin sur la portion de Santam au pont de Puyo laissée à l’abandon depuis quarante ans.

Cet été 2011, des bà »cherons de la Syndicale , je pense, ont pris le relais et transformé la sente ancestrale en boulevard, éradiquant arbrisseaux et troncs résistants.

Cette portion du « Chemin de Litsèque" depuis chez Santam fait désormais partie d’une variante du chemin de St Jacques de Compostelle. Un nouveau balisage est apparu "Blanc et Jaune".
Rencontré cet été à la Lahue, nous nous demandions ce qu’il signifiait.

Le chemin de St Jacques empruntera depuis Yer dét Prat un chemin abandonné lui-aussi qui emprunte la prise d’eau de yer dét Prat et passe au-dessus du lieu dit Aguilères complètement perdu dans le foràªt pour ensuite gagner Sia.

Nous trouvons un acte notarié de Maruquette de 1708, o๠on voit que sous la pression pastorale le moindre arpent de terre était essarté et mis en valeur. Ainsi, une vente de faculté en 1708 pour « un journal de terre labourable au terroir d’araignouede au lieu appellé Cout dans le bois  » est concédé en faveur de Guilhem Loubère de Luz, et Franà§ois Lapene de Sazos ...

Une bonne initiative pour ces chemins essartés depuis 1708 , puis à nouveau embroussaillés...

Par ailleurs, peut-àªtre marcherons nous sur les pas de Chausenque qui écrit en 1835 :

« Je fus frappé de la beauté solitaire de cette vieille foràªt, o๠croissaient des sapins de tous les à¢ges : de jeunes pousses au vert tendre entouraient à§a et là de robustes tiges au terme de leur croissance, ou de vieux troncs, non plus en pyramides élancées, mais décrépits et depuis des siècles défigurés par la hache.  »

Mais aussi :

â ??Laissant le chemin du plateau dâ ??Aubiste, un sentier me conduisit dans le fond de Sarre, o๠mâ ??attendait une de ces découvertes qui charment dans les montagnes : le petit torrent de Bastempe, roulant de chute en chute dans un canal creusé sous des rochers dont les hautes parois divisées en panneaux étaient dominées par des sapins(â ?¦).  »

Chausenque croise la déviation du canal d’Aubiste qui alimentait Sia....

Mais, à quel moment Chausenque quitte-t-il le sentier du plateau dâ ??Aubiste ?
Chausenque nomme le lieu-dit « Sarre  ». Henri Cazaux-Lapeyre évoque un lieu de pacage de lâ ??autre cà´té du ruisseau du Badèt nommé « soulࢠde la Sarre  », lieu quâ ??il gagnait depuis Yér dét Prat. Les vaches traversaient à màªme lâ ??eau pour gagner le lieu dit Palassot de lâ ??autre cà´té des eaux...
Chausenque indique quâ ??il nâ ??a pas encore pénétré dans le bois. Il évoque aussi la présence dâ ??un pont.
« Mais, il fallait passer le pont pour gagner la foràªt ; et quel pont ! Dâ ??un roc à lâ ??autre quelque pasteur avait jeté, sans les assujettir, deux bouts de sapins flexibles, et le torrent qui sâ ??engouffrait dessous, les couvrait de ses jaillissements. Etourdi par le bruit, ébloui par lâ ??eau qui mâ ??inondait, je passai cependant.  »

Henri Cazaux-Lapeyre espère que la Syndicale prendra l’ancien chemin d’Aubiste perdu par Chausenque, mais cela m’étonnerait le chemin vers Sia restant à cet endroit rectiligne, quel intéràªt de prendre de l’altitude pour cette nouvelle version de sente ?

Cependant, il faudra qu’Henri ou Jean aillent indiquer ce chemin complètement perdu dans la foràªt.

Sources :

Sur la variante de St Jacques, voir ce site

A voir aussi, un historique des passages de cols en Lavedan pour les pélerins

Documents officiels :

Projet dans (voir Luz Info, mars 2010)

Développement du projet : vue économique

Sources littéraires :

SINTUREL, Eugène. Au CÅ ?ur des Pyrénées. Lyon : Imprimeries Réunies, p.20, carte numéro trois.
CHAUSENQUE (De), Vincent . Les Pyrénées ou Voyages pédestres dans toutes les parties de ces montagnes. Paris, 1854, tome I. Gurmenà§on : Monhélios, 2006, tome I.

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