Fonds du Mus

, par  agnouede , popularité : 17%

Le détail des collections du Musée Pyrénéen

Une place de choix ayant été faite dès la fondation du musée à la recherche et à l’acquisition d’éléments documentaires, le centre scientifique est d’une richesse très appréciée des spécialistes. Il réunit d’une part une documentation d’ethnographie régionale sur les Pyrénées, d’autre part un fonds pyrénéiste axé sur les pratiques et représentations de la montagne, les voyages, les observations scientifiques ou les récits d’ascension. Un fichier manuel permet la recherche alphabétique, thématique ou géographique parmi les 14.000 références, ouvrages et brochures, du 17ème siècle à nos jours .

Aujourd’hui :

Objets : le fichier papier , détail de la vallée de Barèges , ici, Mme Anna Marcou dit Nanou de Palassou, maison Marcou alliée aux Vergez-Lacoste est à l’origine d’un don très important localisé au village de Gèdre.
Saluons ici cette grande dame discrète décédée en avril 2016

Les collections ethnographiques comportent notamment une importante collection concernant le pastoralisme et l’agriculture montagnarde (ustensiles pour la fabrication du fromage et le transport du lait, sonnailles, araires, jougs, etc.), de màªme que du mobilier régional, des objets domestiques et un ensemble de costumes des différentes vallées pyrénéennes, des séries d’outils correspondant à de nombreuses activités, spécialement le tissage et la taille de pierres, ainsi qu’une collection exceptionnelle de pièces bois sculptées appelées « surjougs  », ou encore de « cires de deuil  » caractéristiques de ces régions..

Fonds d’archives

Il rassemble les nombreux fonds constitués en majorité à partir d’acquisitions de collections de pyrénéistes célèbres, hommes de science, officiers géodésiens et montagnards. Il s’agit également des fonds liés à l’histoire de Lourdes, de la Bigorre ou bien de telle ou telle partie des Pyrénées franà§aises ou espagnoles. On y trouve des ouvrages mais aussi de nombreux manuscrits et documents d’archives, des carnets de terrain ou de dessin, des correspondances et papiers divers, parfois màªme des objets attachés au souvenir d’un auteur.

Pour l’histoire militaire de Lourdes et du département :
Fonds Bellegarde (1718-1776) : ce fonds concerne la famille d’un des gouverneurs du chà¢teau fort de Lourdes au 18ème siècle et se compose de 8 liasses renfermant contrats, pièces de procès, pièces de comptes et surtout une importante correspondance allant de la seconde moitié du 18ème à la première moitié du 19ème siècle. Un autre fonds regroupe une trentaine de pièces relatives à des procès et à des plaintes de personnes prisonnières au chà¢teau sous l’Ancien régime.
Fonds Maransin : papiers d’un soldat de la Révolution et général d’Empire, natif de Lourdes : 7 cartons d’archives, de 1812 à 1817.
Fonds du génie militaire : concerne en particulier les travaux de restauration du chà¢teau fort entrepris par le génie militaire au 19ème siècle.
Fonds Larrey (1766-1842) : originaire de Baudéan dans les Hautes-Pyrénées, le célèbre chirurgien en chef de la Grande armée, Dominique Jean Larrey (1766-1842), a suivi Napoléon dans la plupart de ses campagnes : papiers divers et nombreuses correspondances.

Pour l’histoire régionale :
Fonds Jean Bourdette : historien du Lavedan (20ème siècle) : nombreuses notes, soit au total 16 liasses et un essai (manuscrit) de vocabulaire du gascon du Lavedan, en 4 volumes.

Les fonds pyrénéistes :

Fonds Ramond de Carbonnières :

les fameuses « Observations faites dans les Pyrénées  », parues en 1789, constituent en quelque sorte l’acte de naissance du pyrénéisme.
Nommé professeur de sciences physiques et naturelles à l’Ecole Centrale de Tarbes à partir de 1796, Ramond explore les Pyrénées et publie en 1801 ses Voyages au Mont-Perdu. Député des Hautes-Pyrénées au Corps législatif, membre de l’Institut en 1802, puis préfet du Puy-de-Dà´me en 1806, il devient sous la Restauration maà®tre des requàªtes au Conseil d� ??Etat et meurt à Paris en 1827. Louis Le Bondidier observe avec fierté dans son programme de 1922 : « De Ramond nous avons les livres, les manuscrits, des carnets de note, des dessins, des caricatures, des eaux-fortes et des cuivres gravés de sa main, son buste, les portraits de famille, l’épée d’Académicien, les décorations, les instruments scientifiques, son bureau, son pupitre à écrire, ainsi que des échantillons minéralogiques  ».

Fonds Vaussenat / Nansouty : co-fondateurs de l’observatoire du Pic du midi de Bigorre (1878-1881). Nombreuses correspondances et albums photographiques illustrant l’état d’avancement des travaux de construction de l’observatoire.

Fonds Briet :
entre1889 à 1911, Lucien Briet s’est attaché à photographier le Haut-Aragon et les vallées de Gavarnie, Troumouse et Estaubé. Ce fonds d’un intéràªt exceptionnel se compose de son manuscrit, de ses carnets, de sa correspondance, et de ses 1500 plaques de verre et albums d’épreuves (épreuves référencées et datées).
Fonds Ledormeur : ce fonds comprend environ 1600 notes de courses de 1907 à 1949, un ensemble cartographique, des panoramas, des cahiers et plus de 8000 photographies (seules ces dernières sont consultables, le reste n� ??ayant pas encore été dépouillé).

Autres fonds de pyrénéistes célèbres :

- Schrader : peintures, dessins, appareils de mesure, cartographie et correspondances.
- Wallon : photographies, correspondances et cartographie.
- Meillon : cartographie, photographies, notes et correspondances.
- Russell : correspondances, photographies et objets personnels.
- Hossard : papiers, carnets de notes et correspondances.
- Arlaud : carnets.

Ajoutons à cette énumération les nombreux registres de sommets : Balaà¯tous, Vignemale, Mont-Perdu, Aneto (etc.), ainsi que des carnets de guides et de nombreuses correspondances échangées entre tous ces pyrénéistes.

Fonds imprimé

Le fonds périodique comprend plus de 60 titres : parmi les revues les plus connues, citons l’Alpine journal (1863), le Bulletin de la Société Ramond (1866), L’Annuaire du Club alpin franà§ais (1874), le Bulletin du Centre excursionniste de Catalogne (1878), le Bulletin pyrénéen (1896) (antérieurement Société des excursionnistes du Béarn et aujourd’hui Revue Pyrénées), ainsi que, pour l’ethnologie, les revues La tradition (1889) et Folklore franà§ais.

Un fonds est consacré à Lourdes au moment des Apparitions (1858).

La bibliothèque personnelle de Ramond de Carbonnières, compte 480 volumes, dont la diversité traduit l� ??étendue de la culture et la curiosité du « père du pyrénéisme  » : botanique, géographie et voyages, histoire, sciences, littérature, religion, sociologie ou droit.

La bibliothèque personnelle de Louis Baquerisse, vouée à la littérature et à la civilisation occitanes. Ce fonds réunit à peu près tout ce qui a été rédigé en occitan depuis la Renaissance jusqu’à la fondation du Félibrige en 1854, ainsi que les ’uvres imprimées des poètes et écrivains de langue d’Oc jusqu’à la veille de la deuxième guerre mondiale

Fonds iconographique

6200 estampes et dessins au détail ou en album : pour la lithographie citons les albums de Gavarni, Melling, Gorse, Petit, Devéria, Pingret, Cicéri ou Bacler d’Albe. Pour les dessins, Nattes, Lady Fortescue, Ramond de Carbonnières, Devéria ou les feuillets de croquis de Rohault de Fleury.

130 peintures offrant un échantillon assez représentatif de la peinture pyrénéenne des 19ème et 20ème siècles : entre autres Dupré, Meyer, Doré, Gélibert, Galos, Colin, Damelincourt, Brissot de Warville, Bellanger, Godchaux, Roqueplan, Buffin, Landelle, Capdevielle, Schrader.

Le fonds Charles Jouas : 127 dessins, croquis , pastels et aquarelles.

300 affiches du début du 20ème siècle : affiches publicitaires de la Compagnie des chemins de fer du Midi, pour l’essentiel.

Photographies : des milliers de documents, souvent très fragiles. Les plus anciennes collections de tirages sur papier albuminé ont été réalisées entre 1854 et 1860 par Maxwell Lyte, Heilmann et Stewart, tous trois à l’origine de l’école de photographie de Pau.

Fonds Margalide Le Bondidier : 1200 plaques et 6300 clichés, en albums et au détail, de 1921 à 1960, dont des vues du chà¢teau fort (intérieurs et extérieur) et des reportages sur les Sanctuaires et les pèlerinages, les marchés, le pastoralisme, le folklore régional, les costumes, les fàªtes traditionnelles.

Fonds divers : Lafon, Harlé, Lemoine, ainsi que 2000 cartes postales concernant l’ensemble de la chaà®ne pyrénéenne.

Fonds cartographique : le musée pyrénéen possède les cartes des ingénieurs du Roi qui, de la fin du 16ème siècle à la fin du 18 siècle, oeuvrèrent dans les Pyrénées et contribuèrent aux perfectionnements de la cartographie franà§aise.
- Carte des monts Pyrénées par Nicolas Sanson d’Abbeville, 1765, « o๠sont marqués les passages de France en Espagne  ».
- Carte générale des monts Pyrénées des ingénieurs Roussel et La Blottière, belle ’uvre des années 1718-1719 publiée en 1730.
- Carte de Cassini ou Carte de l’Académie dressée par ordre de Louis XV, ’uvre de César Franà§ois Cassini dit Cassini de Thury, entreprise en 1750 et terminée en 1815.
- Cartes et descriptions topographiques des années 1776-1790, publiées dans leurs ouvrages respectifs par Pasumot, ingénieur géographe et minéralogiste, Palassou et Ramond.
- Cartes des officiers géodésiens du corps des ingénieurs géographes, notamment celles de Peytier et Hossard de 1825 à 1827. Leur succéderont, de 1842 à 1852 , les officiers topographes dont les travaux permettront la publication, en 1865, de la Carte dite d’Etat-major, dont le musée possède la série.
En marge de l’activité officielle du service géographique de l’armée, plusieurs pyrénéistes se sont également illustrés dans la cartographie. Signalons notamment :
- Le Mont-Perdu, les Pyrénées centrales, par F. Schrader en 1873 ;
- Planche de Jaca, contribution à la carte des Pyrénées espagnoles par le Comte de Saint-Saud en 1892 ;
- Série de panoramas sur les Pyrénées par E. Wallon,
- Cartes de la région de Cauterets et du Vignemale par A. Meillon .

Les arts décoratifs et l’art religieux sont représentés en particulier par une centaine de faà¯ences de Samadet et une collection de mobilier religieux baroque .

Publications

Revue Pyrénées :
La société des Amis du musée pyrénéen publie depuis 1950, à raison de 4 numéros par an, la revue Pyrénées , laquelle a succédé au Bulletin pyrénéen.

Catalogues d’ ?exposition et publications :
Un certain nombre de catalogues d’exposition et d’autres publications constituent une bonne introduction aux fonds documentaires du musée. Signalons entre autres :
Eugène Delacroix aux Pyrénées, 1845 - Lourdes, Les amis du musée pyrénéen, 1975.
Eugène Viollet Le Duc, Voyage aux Pyrénées, 1833 - Lourdes, Les amis du musée pyrénéen, 1972.
Lucien Briet dans les Pyrénées Centrales (1889-1911) ou le début de l� ??aventure photographique - catalogue d’exposition 12 avril ’ ? 8 mai 1993. Lourdes, Musée pyrénéen, 1993.
Charles Jouas (1866-1942), un artiste aux Pyrénées - catalogue d� ??exposition 1er juillet ’ ? 26 septembre 1992. Lourdes, Musée pyrénéen, 1992.
Un naturaliste dans les Pyrénées pendant la Révolution, Ramond - catalogue d’exposition étés 1989 et 1990. Lourdes, Musée pyrénéen, 1990

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