Farnham Maxwell Lyte

, par  agnouede , popularité : 4%

A propos de Farnham Maxwell Lyte,

"En 1853, il s’est rendu à Luz-Saint-Sauveur dans les Pyrénées à cause de son mauvais état ​​de santé et, en 1856, sa famille l’a rejoint. Il s’installe à Pau, et fréquentait un cercle anglais o๠il a rencontré un groupe de photographes dont John Stewart, Jean-Jacques Heilmann, Pierre Langlumé et Louis Désiré Blanquart-Evrard, qui a été connu comme le "Groupe de Pau" . Il a vécu en France de 1853 à 1880."

- Un article complet sur un blog de libraires parisiens. les Libraires Associés

- 18 clichés en ligne du Musée d’Orsay

- Des vues que l’on aimerait voir, en particulier la vue sur Estaubé/Tuquerouye avec deux bergers :

Détail de la collection Forbes

  • 126 – Saint-Sauveur (65). Titre manuscrit : "St Sauveur". 27,1 x 21,5 cm. Numéro dans l’angle inférieur gauche de la plaque (101 ?). Cliché jauni.
    La ville est noyée dans la nature…Cf. Revue photographique.
  • 128 – Rive droite, vallée d’Ossoue. Soum blanc de Sécugnac et Piméné face Nord. Titre manuscrit : à gauche : "Piméné" / A droite : "Pic Blanc". Inscription au verso : "Piméné – Gavarni - … - Pic Blanc". 18,9 x 25,7 cm.
    On devine un numéro dans l’angle inférieur gauche de la plaque.
    Vue de haute montagne. Un cliché extràªmement ressemblant, anonyme et supposé des années 1880, est reproduit dans PP (n° 245, p. 186).
  • 129 – Chaos de Coumély depuis le bas du torrent (en aval de Gavarnie). Titre manuscrit : "Chaos". 21,3 x 28,1 cm.
    La composition semble conduire vers la brèche o๠l’on aperà§oit le ciel, tandis que l’enchevètrement minéral repousse toute approche. Lyte s’est ici dispensé de tout figurant humain. Il est intéressant de comparer ce cliché avec celui de Vigier, reproduit dans PP, p. 19 : la composition est identique, mais chez Vigier, un joli chemin parcourt le paysage.
  • 132 – Cirque d’Estaubé, brèche de Tuquerouye. Titre manuscrit : "Cirque Estaubé". Inscription au verso : "Cirque d’Estaubé". 25 x 31,8 cm.
    Très belle composition légèrement décentrée, avec deux bergers soignement placés, l’un assis, l’autre debout. Tonalité brun-rouge.
    * Saule-Sorbé, fig. 13, cet exemplaire.
  • 143 – Gorges de Pierrefitte, Luz ? (roche jaune). Inscription au verso : "Gorge de Pierrefite Luz Premier Tournant". 1858. 28,9 x 24,9 cm.
    Le màªme cliché est à la BNF, intitulé « Route dans les Pyrénées  », mais dans un cadrage plus serré (le banc de galets est ici plus grand, et un champ apparaà®t à gauche).* Cf. PP, n° 268, p. 195 –reproduit-.
  • 146 – Chà¢teau Ste-Marie à Luz (65). Titre manuscrit : "Vallée d’Aneus". 24,9 x 28,2 cm. Tache d’origine chimique dans le ciel.
    Au premier plan un pré et des arbres, puis le chà¢teau en ruine s’élevant sur son promontoire, et les montagnes en silhouette.
  • 147 – Vallée. « Vallée de Luz  ». Inscription identique au verso. 31,4 x 38,2 cm. (Deux déchirures, sans manque).
    Belle vue paisible, aux premiers plans nets et doux et le fond de plus en plus vaporeux
  • 154 – Pont Napoléon à St-Sauveur. Juin 1861 ? 43 x 31,8 cm. Image pà¢lie.
    Le Pont Napoléon est un monument bien particulier dans les Pyrénées, de par ses caractéristiques techniques, l’appui apporté par Napoléon III à sa réalisation, et le fait que les étapes de sa construction ont été photographiés par Lyte et son collaborateur bagnérais Alexis Sajous, de septembre 1860 à juin 1861.
    « De ces comptes rendus photographiques adressés à l’empereur, trois sont parvenus jusqu’à nous  » (PP pp. 192-193). Un quatrième, montrant le pont achevé, a été révélé par les ventes Caillau-Lamicq (IV, 265, reproduit). Le nà´tre en est un cinquième, il représente le pont récemment achevé (comme en témoigne par exemple la végétation en contrebas, qui vient d’àªtre plantée). Le plan est large, comme toujours dans notre série d’images, et le cliché est très grand, d’un format double de ceux connus jusqu’ici.
    Ecriture, au crayon, très proche signature Lyte dans PI 122.
  • 155 – « Cirque de Gavarnie  ». Avant 1860 ? 33 x 40,3 cm. Déchirures sans manque.
    Très belle vue. La vallée est parfaitement nette, en opposition avec le cirque lui-màªme, dont la masse rocheuse apparaà®t vaporeuse. Deux personnages minuscules contemplent le cirque depuis l’amoncellement rocheux à gauche, l’un prenant appui sur sa canne. Il semble bien que ce cliché soit de la màªme série que celui du Musée d’Orsay, réalisé avant 1860 (édité par Marx), reproduit dans PI, n° 101. Pris d’un peu plus près, il englobe la totalité du site, sans couper les sommets, et donne une impression encore plus majestueuse.
    Dans l’angle inférieur gauche, toute petite inscription manuscrite, d’une écriture appliquée, dans la plaque : "Lux Fecit". Cette mention a été utilisée comme signature par Lyte dans certains de ses clichés (Le gave, 1854 –voir ci-dessus- ; Chà¢teau de Pau, 1854) : jeu de mot de photographe sur Lyte et lumière (Light/lux). (Cf. PI, pp. 27, 74).
  • 138 – Vallée d’Argelès. Viscos. Aydac-Ost ? 23,4 x 31,2 cm.
    Beau cliché. Le premier plan, avec les maisons dans la vallée, est d’une précision clinique. Les montagnes apparaissent en silhouette, noyées dans la brume du soir. L’ensemble dégage un sentiment de grand calme. On imagine une soirée d’été : les animaux sont rentrés, les hommes dà®nent, les ombres des peupliers s’allongent tandis que s’obscurcit le flan Est des montagnes…
  • 157 – « Luz  », Chapelle Solferino. Plusieurs mots illisibles au dos. 28,2 x 31,1 cm.
    Au premier plan, en contrebas, deux couples sur un pré dégagé captent l’œil et le guident jusqu’à la chapelle blanche, placée exactement au centre de la composition, qui va ensuite se perdre dans le lointain des montagnes, et revient vers le village, autre tache blanche, à moitié dissimulée dans la vallée.
  • 618 – Vallée de Luz avant Gavarnie, au-dessus du Chaos de Coumélie. « Road to Gavarnie  ». Inscription au verso : "From Gavanie …". 25,3 x 28,8 cm.
    Vue panoramique, avec deux petits personnages contemplant le paysage. Le ciel est rapporté, ce qui est typique de Lyte (voir aussi n° S ).
    Cirque de Gavarnie : vu PI n° 101, 104
  • C – Vallée d’Estaubé : Gloriette. Tuquerouye. « Entrée de la vallée d’Estaube – Mont-Perdu au fond  ». Inscription apparemment identique au dos. Vers 1860. 26 x 28,8 cm.
    Beau cliché aux allures de carte postale, avec le berger posant fièrement sur la passerelle au-dessus du torrent. La légende manuscrite souligne la présence du Mont-Perdu, ce qui n’est pas surprenant de la part d’un admirateur de Ramond.
    Cette image est identique à celle du Musée d’Orsay, mais ici en format rectangulaire et non pas ovale. Très contrastée, les noirs sont particulièrement soutenus.
    * PI 108 et PP p. 48 –reproduite- ; Saule-Sorbé, fig. 12 ; Marx, 177 bis.
  • G – Route de Luz-Gèdre, après le Pont Napoléon. « Road to Levy  ». 31,4 x 26 cm. Image passée, surtout dans les fonds, traces de froissement.
    Deux personnages contemplent le paysage ; l’un, à califourchon sur le muret, est en costume, et tient un bout de papier entre ses doigts. On les retrouve dans le cliché n° S, et, semble-t-il, dans la vue de Gavarnie PI 101.
  • H – Porche de l’église de Sère. « Ch [Chapelle] Serre  ». Inscription au verso : "Portail de l’église de Sère près Luz". 28,9 x 25,5 cm.
    Très belle image, dont la minéralité est accentuée par un tirage un peu dur. On aperà§oit dans l’embrasure deux personnages de dos, qui prient agenouillés. La douceur de cette scène forme un contraste très vif avec la pierre nue qui les entoure. Il s’agit manifestement d’une recherche délibérée du photographe, qui a placé ses sujets –qui pour une fois ne sont pas là pour donner l’échelle- dans cet endroit improbable.
  • J – Saint-Sauveur avec Viscos (depuis le Pont Napoléon ?). 21,8 x 27,9 cm. Image un peu passée, avec petites taches d’origine chimique dans le ciel.
  • K – Notre Dame de Héas et Munia. Avant 1858. Numéro dans l’angle inférieur gauche (43 ?). 20 x 26 cm.
    L’exemplaire de la Bibliothèque de Pau est d’un format un tout petit peu plus petit. Comme celui du Musée d’Orsay (cliché Marx), le nà´tre n’a pas de ciel rapporté. Belle image, d’une grande douceur.
    * PI n° 107, reproduite ; Saule-Sorbé, fig. 5, cet exemplaire.
  • P – Troumouse, vers l’aval Héas. PAPIER SALà‰. 20 x 26,1 cm.
    Vallée minérale, o๠l’on devine quelques bergeries à moitié cachées.
  • Q – Gavarnie et Soum blanc de Sécugnac. « Penne de Su…q  ». Inscription au verso : "Penne de … Gavarni". PAPIER SALà‰. 23,7 x 17,1 cm.
    Le photographe ne cadre que des fragments des maisons, pour donner l’échelle du pic impressionnant qui se dresse au centre de la composition. Image un peu passée, avec quelques griffures, émouvante comme un daguerréotype.
  • T – Village de Gavarnie avec effets de neige. « Gavarnie  ». Avant 1854. 20 x 25,5 cm. Angles légèrement coupés. Numéro dans l’angle inf. gauche (38 ?). Image légèrement passée, petites taches dans le ciel.
    Célèbre et superbe cliché, salué lors de l’exposition universelle de 1855, o๠il fut présenté. Il est reproduit en couverture du catalogue de l’exposition "Pyrénées en images". Notre tirage paraà®t àªtre d’un cm plus court, en longueur, que celui conservé par les Archives départementales des Pyrénées Atlantiques.
    * PI n° 98 ; PP, pp. 34, 36 ; Saule-Sorbé, fig. 10.
  • W – Gavarnie, gorges à l’entrée du village. « On the road to Gavarnie  ». 26 x 21,8 cm.
    Belle image de tonalité jaunà¢tre, avec le torrent au fond des gorges.
    H. Saule-Sorbé souligne l’importance d’un tel cliché dans l’histoire de l’esthétique photographique, témoin d’une volonté de s’émanciper de l’esthétique picturale : Cette vue "démontre la facilité à couper dans le visible, la capacité d’un médium [la photographie] à produire une esthétique paysagère inédite, celle de la saisie fragmentaire".
    * Saule-Sorbé, fig. 17, cet exemplaire.
  • X – « Brèche de Roland  », Gavarnie, 3000 m. au-dessus du niveau de la mer, prise du glacier. 1857. 26,7 x 21,3 cm.
    Célèbre cliché, l’un des tous premiers réalisés en altitude. Lyte a dà » pour le réaliser faire gravir à son lourd matériel les pentes du glacier de la Brèche, et le hisser à 3000 m. Les frères Bisson feront leur première ascension photographique du Mont-Blanc un peu plus tard, en 1861.
    Notre cliché est identique à celui conservé par la Société Franà§aise de Photographie, sauf le ciel rapporté, qui est différent. Le tirage de la SFP est décrit comme "tiré sur papier préparé au phosphate d’argent, à partir d’un négatif sur collodon au miel". Le nà´tre est sur un papier beaucoup plus épais que celui des autres clichés, avec une teinte rosà¢tre.
    Il est intéressant de relever la variante dans le choix du ciel : ce cliché est en effet le plus représentatif de l’usage de deux négatifs, l’un pour le paysage, l’autre pour le ciel ("Sa très belle Brèche de Roland, perforant, dans le haut du cirque de Gavarnie, le contre-jour d’une barrière minérale compacte est une réussite dans l’art du tirage cumulé de deux négatifs" - PP, p. 47). Cette pratique était chère à Lyte, qui l’a mise en Å“uvre dès 1853. Il revendiquait ainsi, contre les critiques, le droit pour la photographie de ne pas àªtre un simple outil d’enregistrement mais un véritable moyen d’expression.
    * PI n° 105 ; PP p. 32-33 –reproduit- ; 150 ans de photographie aux Pyrénées, p. 29, repro. pleine page ; Saule-Sorbé, fig. 14, et fig. 15, cet exemplaire.

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