L’hôpital militaire de Barèges Plans de Barèges

, par  agnouede , popularité : 6%
  • Dans une délibération de 1834 biffée de la commune de Luz , on peut lire à propos d’un "malentendu" entre le conseil et l’administration militaire.... La première souhaitant détruite deux pavillons concédés à l’armée...

"que vers l’an 1578 , la vallée fit bà¢tir les bains de Barèges ainsi que la digue qui devait le garantir contre le torrent du Bastan . En 1580, elle fit bà¢tir la maison commune qui fait auj partie de l’hà´pital militaire et qui comme le pavillon avait été cédé provisoirement pour le service militaire . Au commencement du siècle dernier la vallée fit ouvrir la grande route de Pierrefitte à Barèges, ouvrage extraordinaire qui compta 20 ans de travaux et la vie à 20 personnes

, en 1783 et 1784, la vallée fit construite tjs à ses frais les piscines et bains militaires (..) Mais puisque le passé n’est pour rien ds cette affaire et qu’on ne tient nul compte de divers sacrifices
que la vallée a fait en faveur de l’hà´pital militaire de Barèges , sacrifices trop long à détailler , les communes copropriétaires des bains se bornent pour le moment à prendre les choses telles qu’elles se trouvaient en 1827 , époque de la concession. Elles ont consenti à donner 2 heures par bain par 24 h pour les militaires, cette cession peut àªtre évalué à 4000 fr par an , mais elle est ss condition que l’ad de la guerre leur ferait remise d’une rente temporaire de 1090fr par an que le canton de Luz payait à l’ad de la guerre pour indemnité d’une vieille salle et la démolition des deux pavillons et ces deux articles ne pouvaient àªtre évalués en dessous de 250 fr de rente. Ainsi les communes faisaient un sacrifice qu’elles ignoraient point, aussi elles exprimaient ds l’acte de concession qu’elles se trouvaient heureuses de le faire en faveur des braves défenseurs de la patrie et elles st tjs animées des mm sentiments. Mais cpdt les pavillons existent encore et il est du plus grand intéràªt qu’ils soient démolis

  • 1 ds l’intéràªt de l’hà´pital militaire pour lui donner du soleil et de l’air
  • 2 ds l’interet de l’établissement des bains pour le démarquer
  • 3. ds l’intéràªt de Barèges pour faire disparaà®tre un bà¢timent qui se trouve au milieu du bourg comme un point fà¢cheux.
  • L’ad des communes copropriétaires des bains de Barèges qui habite sur les lieux est plus à portée par personne de sentir l’importance de la démolition des pavillons et elle insiste sur ce point. Le conseil municipal de Luz ets vivement persuadé que la démolition des pavillons sera un grand bienfait pour Barèges et il est d’avis à l’unanimité qu le canton vote l’allocation d’une somme de 10000 fr à prendre sur les revenus thermaux pour etre mis à disposition de l’ad de la guerre après qu’elle aura requis une maison à sa convenance pour remplacer le pavillons et qu’elle aura démoli ...."

"A l’inverse de la plupart des stations thermales, connues avant l’époque romaine, Barèges est de fréquentation relativement récente. En 1550, Barèges est constitué par « un bassin de pierre brutes  » et deux cabanes. Jusqu’en 1744, date de l’achèvement de la route tracée par l’ingénieur Polard, ce village n’est accessible que l’été par le col du Tourmalet. Ce long isolement, aux frontières du royaume d’Aragon, explique sans doute la traditionnelle indépendance des habitants : les Toys. Le XVIIe siècle est marqué par une rénovation des thermes. Le premier hà´pital militaire, à vrai dire simple caserne, est créé le 6 mai 1732 par un arràªt du Conseil d’Etat du Roy. La réputation de Barèges pour le traitement des blessés est en effet déjà bien établie,sous l’Empire, les uniformes éclipsent quelque peu les civils. Louis BONAPARTE vient à Barèges en 1802. Après un voyage impérial, les thermes actuels et l’hà´pital militaire sont édifiés de 1861 à 1864. On ne saurait passer sous silence les fléaux qui, si souvent ravagèrent Barèges. L’hiver, avalanches et inondations détruisent à maintes reprises un grand nombre de maisons. Les travaux entrepris par le génie militaire et par les Eaux et Foràªts ont beaucoup diminué de nos jours l’importance de ces risques.
Barèges de 1861 à nos jours
1945 : création de Centre d’Instruction Montagne des Pyrénées (CIMP) de Cauterets Pont-d’Espagne.
1960 : fermeture de l’hà´pital militaire
1963 : prise en compte des bà¢timents par la 11e DP
1978 : création du Centre d’Entraà®nement Montagne des Pyrénées regroupant :
- le CEM de Barèges
- le CIMP de CAUTERETS - Pont-d’Espagne
1989 : fermeture et dissolution du CEMP
1998 : ouverture des locaux du Centre de Barèges à Â« usage d’hébergement-bivouac  » pour des séjours d’oxygénation ou de remise en condition, dans le cadre d’une fin de mission ou simplement de cohésion."

A lire sur l’hà´pital de Barèges par R Coquerel ds la revue Lavedan et pays Toy

Coquerel in Lavedan et Pays Toy
Coquerel in Lavedan et Pays Toy

La digue Louvois en question :

"Suite à la visite de Madame de Maintenon et du duc du Maine en 1676, la station a déjà fait l’objet de la sollicitude royale, ce qui s’est traduit à l’époque par la construction de la digue « Louvois  », qui protège la station contre le Bastan. (....) Sur le Bastan, la digue Louvois est prolongée vers l’aval suite aux crues de juillet 1897. En 1900-1901, le Génie militaire réalise la digue en rive droite pendant que les Ponts et Chaussées s’occupent de la rive gauche. Des canalisations sont construites sur les rives afin de permettre le passage des eaux du Bastan si une avalanche vient à l’obstruer : ces conduites s’ouvrent en amont du culot d’avalanche, là o๠le Bastan est susceptible de déborder, et rejettent l’eau en aval du culot. Deux canalisations sont ainsi réalisées par le Génie militaire, l’une au débouché du Theil, l’autre au débouché du Midaou."
Anne Peltier, thèse, p.165.

* L’avis de Pasumot en 1788 autour de la digue Louvois

  • Lomet auteur d’un projet de protection de Barèges contre les avalanches en 1795 :

son mémoire en ligne

"à€ ce propos, l’ingénieur Lometnote au cours d’un voyage à Barèges en 1794, que c’est le déboisement qui est à l’origine des catastrophes récentes :
« Autrefois, toutes les montagnes qui dominent Barèges étaient revàªtues de bois de chàªne jusque vis-à -vis de la vallée d’Escoubous. Des hommes actuellement vivants en ont vu les restes et les ont achevés. . . Les habitants des plateaux ont tout ravagé eux-màªmes, parce que ces pentes étant les premières découvertes par leur exposition et par la chute des avalanches, ils y ont de bonne heure un pà¢turage pour leurs moutons, et que, le jour o๠ils les y conduisent, ils oublient que pendant l’hiver ils ont frémi dans leurs habitations de la peur d’àªtre emportés avec elle par ces neiges, dont ils provoquent obstinément la chute.  » (voir aussi chap. 1). La présence d’un hà´pital militaire dans une zone exposée allait entraà®ner les premières études sur la protection contre les avalanches, la recherche et la mise en Å“uvre des techniques adéquates. Le capitaine du génie de Verdal soumit à l’état-major les premières propositions en 1839, puis 1843, qui restèrent lettre morte. Il fallut attendre l’avalanche catastrophique de 1860 pour que le génie consacrà¢t ses efforts à la mise en place de moyens de défense. Les travaux entrepris sur trente années furent gigantesques : séries de banquettes (sur 1,22 ha), foràªt artiï¬ cielle (7 750 pieux enfoncés),
plate-forme en maà§onnerie, 33 barrages en pierres sèches
, etc."

  • La thèse d’ Anne Peltier : Cauterets p 420.Barèges et les travaux RTM, pp.123-171.
  • Reportage photo de Joà« l Adagas à Barèges sous l’hà´pital militaire et au-dessus de la digue Louvois

Le reportage vidéo sous l’hà´pital militaire : les travaux par l’armée avec "3-4 mètres sous le bà¢timent, des enrochements sur 130 mètres "

  • Pour le consolider, l’expertise des entreprises Louit (qui avait démoli l’hà´tel voisin) et Dominguès a été nécessaire, tout comme pas moins de 10.000 tonnes de roches et 4.000 m3 de béton. « C’est une opération très singulière qui participe à la renaissance de Barèges », a commenté le colonel Barillon, après avoir dévoilé une plaque rappelant ces travaux indispensables. « Il a fallu agir vite pour combler les deux affouillements majeurs sous le bà¢timent. à€ un moment, on aurait pu faire entrer une pelle sous les fondations, éclaire Jean-Marc Colliou. Il a fallu conforter la berge sur 130 mètres, avec des enrochements hauts de 5 à 8 m. Nous sommes particulièrement fiers de ces travaux. Au-delà de la préservation du patrimoine de la Défense, cela participe à la sauvegarde de Barèges, en restant le dernier rempart aux avalanches (ce fut encore le cas cet hiver) et aux crues. »
    La Dépàªche du Midi

Successivement, deux plans régulateurs furent dressés, l’un en 1714, l’autre en 1731. . En 1733 était commencée la construction de l’hà´pital militaire capable de contenir 100 officiers et 400 sous-officiers ou soldats. En 1737, l’ingénieur Polard faisait venir un fontainier de Versailles, Chevillard, pour aménager les deux principales sources. Dans le màªme temps, l’intendant d’Etigny faisait construire la route entre Tarbes et Barèges, achevée en 1744. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, de nouveaux aménagements furent entrepris. A partir de 1766, furent construits de nouveaux locaux pour les militaires (plans de de Gency, Gernemaut, Moisset, Desfirmins) et aménagé un parc de promenade pour les malades. De nouvelles sources furent conduites à Barèges en 1775 par le fontainier Gency puis en 1777 par l’ingénieur Moisset.(...)
L’essor des bains favorisa tout au long du XVIIIe siècle une urbanisation progressive de la station dont les plans de 1714, 1731 et 1818 disent les différentes étapes. En 1714, Barèges se réduisait encore à une grappe de constructions : les thermes, les établissements militaires, un alignement partiel de maisons.
Le plan régulateur de 1731 projetait d’organiser un ensemble urbain plus ordonné, plus hiérarchisé et susceptible de se développer de faà§on linéaire autour du nouvel hà´pital militaire construit au cÅ“ur du bourg. On peut y lire la recherche d’une nouvelle fonctionnalité à travers un projet structurant visant à embellir la ville conformément à la logique architecturale et urbaine du classicisme franà§ais. Si toutes les propositions ne furent pas réalisées, les thermes s’imposèrent bien comme le monument majeur autour duquel s’organisaient les espaces publics et l’alignement des maisons.
Le plan de 1818 montre l’évolution des mesures prévues en 1731 et la configuration urbaine, telle qu’elle s’est maintenue en grande partie jusqu’à nos jours : le développement d’une rue centrale, et d’un espace ordonné et architecturé autour des thermes.

La digue de Sassis

"A Sassis, une commune particulièrement menacée par les crues du Gave : la digue est construite entre 1899 et 1905, endommagée en 1912, reconstruite entre 1914 et 1929, à nouveau détruite en 1937 puis reconstruite à partir de 1939"
Anne Peltier , p.200.

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