Era malhada de Serrad

, par  agnouede , popularité : 3%

Deux relations de course mentionnent la « malhada de Serradès
 », un abri des plus sommaires non loin de la source des Sarradets.

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Ramond de Carbonnières, le premier note, son existence
et lui rend deux visites consécutives :
On distingue par le nom de Malhada de Serradès, le pà¢turage o๠je me
trouvais. Plus accessible du cà´té de l’Espagne, il est livré par la nature
aux Aragonais, en dépit de la loi des limites.
Ramond hésite à y passer la nuit. Il renonce non sans décrire
l’abri en surplomb qui recouvre le nom de « malhada  ». Sa description
souligne la froidure des parois rocheuses, le vent glacial,
l’absence de renfoncement nécessaire pour s’abriter.

"Je descendis donc vers la retraite des bergers, dans le dessein d’y passer
la nuit, et d’envoyer mon guide chercher des crampons. Mais en examinant
le lieu avec plus d’attention, je renonà§ai à mon projet. Je n’avais
rien pour me garantir du froid, et ces bergers ne possédaient, à cet
égard, que ce qui leur était indispensablement nécessaire ; le rocher
sous lequel ils se réfugiaient, avait peu de saillie ; pour se défendre au
moins du vent, ils employaient les deux seules couvertes qu’ils eussent
à former une enceinte du cà´té du nord ; ces deux couvertes étaient fort
petites, ils n’en demeuraient pas moins à ciel ouvert ; un feu qui se sentait
de la disette de bois que l’on éprouve à ces hauteurs, alimenté avec
économie, par les menus branchages du Rhododendron, diminuait peu
pour eux, les inconvénients de la situation, et m’aurait mal défendu
contre le froid perà§ant, auquel me livrait la légèreté de mes vàªtements".

Finalement, Ramond rentre à Gèdre. Il revient le lendemain
et partage un casse-croà »te avec les bergers espagnols de la malhada.

En 1818, Joudou dans son ouvrage Guide du voyageur aux bains
de Bagnères, Barèges, Saint-Sauveur et Cauteretz
(…) note la persistance
de l’abri et sa fonction pastorale.
"On suit un mur de rochers qui est le prolongement d’un des gradins
des tours du Marboré, et sous la saillie duquel s’abritent les bergers espagnols
qui fréquentent ces pà¢turages plus accessibles du cà´té de l’Espagne
.
Ce pà¢turage se nomme Malhada de Serradès".

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