Vaches espagnoles et ravitaillement de sel par les airs

, par  agnouede , popularité : 4%

Joà« l Prissé dont on peut apprécier les exploits sur le chantier de la la brèche de Roland a cette fois était sollicité pour la deuxième année par le ravitaillement en pierres de sel pour les vaches espagnoles !
Article très intéressant ci-dessous : Andy Barréjot

"Arrivées le 28 juillet dernier. Mais il leur aura fallu attendre deux semaines, et le dernier ravitaillement par hélicoptère, pour goà »ter aux pierres à sel, venues directement des carrières nichées autour de Saragosse.

Après avoir ravitaillé pendant des années les troupeaux à dos d’homme, bergers et propriétaires ont désormais cédé aux sirènes aéronautiques pour acheminer le sel à leurs ouailles, nutriment porteur de minéraux indispensables à leur métabolisme. Ce matin, six sacs, contenant chacun entre 150 et 300 kg de pierres, patientent, à proximité de la cabane de Milhas. Les éleveurs et les bergers ont, eux, rallié les estives o๠ils réceptionneront et décrocheront, le moment venu, les sacs remplis de sel, avant de les disperser sur l’ensemble de l’estive.
« Chaque sac correspond à un propriétaire et à un cheptel déterminé, détaille Roland Fernandes, chantre de la collaboration pastorale par-delà les Pyrénées et copilote d’un jour. Je vais guider le pilote à travers les estives pour lui indiquer les lieux de pose. » Enfant de la vallée lui aussi, le pilote de l’à‰cureuil de HDF, Joà« l Prisset, ne tarde pas à arriver, après un crochet par la Brèche de Roland puis la pose d’une équipe venue planter un panneau au lac de la Bernatoire. Il suffira de deux rotations et de quelques minutes seulement pour livrer les centaines de kilos de sel sur la vallée de Saousse, le Canau de Lourdes et le Cardal o๠patientaient hommes et bàªtes (près d’un millier de vaches espagnoles).

L’an dernier, le ravitaillement de l’ensemble des troupeaux (soit près de 25.000 animaux) aura coà »té 5.000 €. « Par le passé, l’opération était totalement prise en charge par l’Europe et le Parc national, détaille Christine Loo, à la commission syndicale de la vallée du Barège. L’an dernier, la part à répartir entre les éleveurs avoisinait les 1.800 €, soit entre 30 et près de 200 € par agriculteur. Une contribution qui devrait augmenter cette année. à§a a un coà »t, mais il n’y a guère d’alternatives pour les éleveurs, qu’ils soient franà§ais ou espagnols. »

Une cohabitation aujourd’hui parfaitement digérée. « Nous avons plus de liens avec eux qu’avec d’autres valléens bigourdans, avoue Mme Loo. Des gens comme le maire ou M. Fernandes ont Å“uvré pour ce climat de confiance par-dessus les montagnes. »

Deux semaines après leur arrivée en France, les vaches ibères goà »tent désormais à leur été bigourdan. Avec 300 kg en moyenne pour 200 vaches, il ne devrait pas manquer de sel !

24.000 ha et des bàªtes de partout
Outre les 1.000 vaches espagnoles, les hauteurs de Gavarnie accueillent 7.300 brebis et 2.500 bovins venus de l’extérieur. « Essentiellement le Pays basque, le Gers, l’Aubrac, énumère Christine Loo, de la commission syndicale de la vallée du Barège qui gère les 24.000 ha d’estives. Nous avons énormément de demandes que l’on ne peut toutes honorer. » La commission limite ainsi les cheptels à 50 vaches par éleveur, le tout moyennant un « droit d’herbe ». « Nous contrà´lons tous les troupeaux qui montent sur nos estives au niveau du pont de la Reine-Hortense. Nous sommes très rigoureux sur la qualité sanitaire afin de préserver nos troupeaux. Notre règlement pastoral a màªme été repris dans plusieurs pays d’Europe. » Des règles indispensables mises en place par « le plus gros gestionnaire d’estives de France » afin de faire cohabiter jusqu’à 25.000 animaux".

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