Eric Castagné : un portrait à faire Le couvreur charpentier émérite reconstructeur de la Hougarouze avec ses camarades

, par  agnouede , popularité : 2%

Un charpentier émérite à découvrir : Eric Castagné .

Juillet 2017 Labat de Sers

Eric Castagné travaille sur ce chantier depuis 2 semaines pour poser plus de 2 000 ardoises.
" - Je suis en train de mettre de l’ardoise traditionnelle au clou. Il y a plusieurs formats : petit format, grand format, ce qui fait une harmonie sur tout le toit. De temps en temps, on a besoin de tailler. On trace. Et avec le marteau de couvreur, sur l’enclume, je taille l’ardoise. Et je fais le trou où va aller le clou.
– Sur ce chantier, il fallait que le propriétaire fasse de l’ardoise.
Il y a plusieurs techniques de pose. Ici, on pose au clou. Il n’y a rien qui dépasse de l’ardoise. L’ardoise au crochet, on a le crochet qui dépasse. Quand la neige est sur le toit, le crochet a tendance à s’arracher. La technique de l’ardoise en montagne, c’est le clou. C’est un savoir-faire qui est très exigeant. C’est vraiment une école de l’excellence, la restauration de la grange.

– J’ai l’impression de contribuer à conserver le patrimoine. On apporte notre petite touche personnelle. On se dit que grâce à nous, ce toit existe encore. Et on a un joli bureau. Regardez le panorama. Donc c’est un plaisir".

Des racines et des ailes - mercredi 7 février 2018

La dépêche du Midi M Leblanc- 14/11/2015 à 03:57

"Mises à part quelques ruines et autres ombres au tableau - mais il est difficile d’intervenir chez les particuliers - les villages du pays Toy, dans leur ensemble, sont plutôt bien entretenus et les communes s’y emploient. L’évêque Mgr Brouwet l’a d’ailleurs dit aux maires lors de sa visite, lui qui vient de la région parisienne, lequel a trouvé ici des églises coquettes, qui font l’objet de soins constants, quelle que soit d’ailleurs la couleur politique des maires qui dirigent. Les églises font partie du patrimoine et on met presque un point d’honneur à les entretenir comme le reste, même si elles ne sont plus guère fréquentées, car elles présentent pour la plupart quelques « trésors », en particulier quelques jolis retables baroques ou des peintures murales fort anciennes qui perdurent, comme à Sazos, où elles ont été redécouvertes lors de travaux d’entretien justement.

La municipalité a néanmoins pu trouver un budget pour remettre en état le toit du chœur et de l’entrée de l’église Saint-Julien, vénérable édifice des XIe et XIIe siècles. « Deux enfants de chœur » de l’entreprise Pratdessus Frères mettent donc du cœur à cet ouvrage qui exige tout de même pas mal de savoir-faire et de patience car il faudrait parfois « le marteau à bomber les ardoises » pour faire des arrondis savants. Après, ce sera comme neuf et reparti pour des dizaines d’années."

https://www.france.tv/france-3/des-racines-et-des-ailes/400601-entre-bearn-et-bigorre.html

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