L’espitau et l’ausmone de Gavarnie la maison l’Espitau ???

, par  agnouede , popularité : 38%

A Gavarnie, un grand terrain était nommé autrefois l’Espitau, or à Gavarnie un hôpital pour réconforter les pèlerins, pour assurer leur repos ou recueillir les naufragés de la montagne : une petite église , la dite maison, une grange, des prés et un jardin

- Une définition de l’espitau au pays Basque
France Bleu Béarn

- une Commanderie de moines-soldats de Saint-Jean de Jerusalem

Des bribes d’informations tirées des registres notariaux de Maruquette :

1724 7 mai : afferme de l’ausmone de Gavarnie à Raymond Pouey de Gèdre Arrarau pour à « fournir du pain, du vin aux habitants de la vallée de Barège ».
Le montant de l’afferme est de 3 livres.

1725 22 avril afferme de l’ausmone

18 avril 1728 : composition de "Lausmone"Acte rédigé dans la "maison de Luz"
Les témoins sont les consuls : de Luz "Jean Cloze, Bernard Escalaron et Antoine Pouey consuls d� ??Esquièze, Etienne Chalan consul de Sère, Jean Soubie consul de Vizos, Jean Carros de mm, Jean Crampedebat, Bernard Comes consuls de Sazos, Paul Soubercazes consul de Grust, JP Capdevielle consul de Sassis, Jacques de Pey pour les consuls de Saligos, Augustin Soubirou consul de Viscos, Bernard Lafont consul de Chèze, Antoine Vergé et J Carrere consuls d’Esterre, Jean de Pey et J Cazaux consuls de Viella, Bernard Tarrieu consul de Betpouey, Clément Bordere consul de Viey, Jean Couture consul de Sers ? , Alex Teilh consul de St Martin composant la plus grande partie des sieurs consuls de la vallée de Barege convoqués et assemblés ce jour et à la suite de délibérations verbales qui ont dit avoir eu lieu dans chacune des communautés, ont mis et mettent en afferme en faveur de Jean Pellarouy et Grégoire Cazaux de la dite ville acceptant la maison, borde, pré, jardin appartenant à la vallée de Barege le tout situé à Gavarnie appelé Lausmone ..." (sic)

La mission des fermiers sera de fournir :
"aux habitants du dit Barege à toute heure qui le demanderont, un débit de pain et de viande, le prix sera réglé par les sieurs consuls de police , la ferme [est faite] pour neuf années au premier mai prochain [Les fermiers devront] s’occuper des bâtiments, au besoin les réparer" (sic)

Le montant de l’afferme payable à la fête Toussaint est de 240 livres (peu lisible).

Des articles à lire :
RIVIERE-CHALAN.Les Hospitaliers de Gavarnie
BRIVES. Pyrénées sans frontières. Pau : Cairn, 2000, p.42.

A Brives explique l’existence au XIII° siècle de deux bâtiments distincts : l’ausmone et l’hôpital.

L’église en panoramique par Philippe Marquis

Un intéressant article écrit par Jean Omnès
"L’église
L’origine du bâtiment est très ancienne avec un hospice (hospitalet) proche destiné à assister les voyageurs et qui est mentionné par des sources dès 1213 puis 1257, date de cession des probables moines locaux aux profit des Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem venant d’Espagne
De l’hospitalet, il ne reste rien."

"Quoique perdue au milieu des neiges et inabordable une partie de l’année, la maison chargée de propager la foi et de porter assistance aux voyageurs était florissante dès 1213 : quinze Hospitaliers, chevaliers, chapelains ou frères servants souvent d’origine aragonaise occupaient les lieux qui comprenait un hôpital ou « ausmone »,des ateliers, une chapelle puis un couvent, des terres et un certain nombre de têtes de bétail, dont 1500 brebis. Sur un vieux parchemin appartenant à l’Ordre sont mentionnés sommairement en langue vulgaire les principales donations et les privilèges concédés à la maison de Gavarnie pendant les XIIIe et XIVe siècles"

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