Vaches espagnoles et ravitaillement de sel par les airs

, par  agnouede , popularité : 23%

Jol Priss dont on peut apprcier les exploits sur le chantier de la la brche de Roland a cette fois tait sollicit pour la deuxime anne par le ravitaillement en pierres de sel pour les vaches espagnoles !
Article trs intressant ci-dessous : Andy Barrjot

"Arrives le 28 juillet dernier. Mais il leur aura fallu attendre deux semaines, et le dernier ravitaillement par hlicoptre, pour goter aux pierres sel, venues directement des carrires niches autour de Saragosse.

Aprs avoir ravitaill pendant des annes les troupeaux dos d’homme, bergers et propritaires ont dsormais cd aux sirnes aronautiques pour acheminer le sel leurs ouailles, nutriment porteur de minraux indispensables leur mtabolisme. Ce matin, six sacs, contenant chacun entre 150 et 300 kg de pierres, patientent, proximit de la cabane de Milhas. Les leveurs et les bergers ont, eux, ralli les estives o ils rceptionneront et dcrocheront, le moment venu, les sacs remplis de sel, avant de les disperser sur l’ensemble de l’estive.
« Chaque sac correspond un propritaire et un cheptel dtermin, dtaille Roland Fernandes, chantre de la collaboration pastorale par-del les Pyrnes et copilote d’un jour. Je vais guider le pilote travers les estives pour lui indiquer les lieux de pose. » Enfant de la valle lui aussi, le pilote de l’cureuil de HDF, Jol Prisset, ne tarde pas arriver, aprs un crochet par la Brche de Roland puis la pose d’une quipe venue planter un panneau au lac de la Bernatoire. Il suffira de deux rotations et de quelques minutes seulement pour livrer les centaines de kilos de sel sur la valle de Saousse, le Canau de Lourdes et le Cardal o patientaient hommes et btes (prs d’un millier de vaches espagnoles).

L’an dernier, le ravitaillement de l’ensemble des troupeaux (soit prs de 25.000 animaux) aura cot 5.000 €. « Par le pass, l’opration tait totalement prise en charge par l’Europe et le Parc national, dtaille Christine Loo, la commission syndicale de la valle du Barge. L’an dernier, la part rpartir entre les leveurs avoisinait les 1.800 €, soit entre 30 et prs de 200 € par agriculteur. Une contribution qui devrait augmenter cette anne. a a un cot, mais il n’y a gure d’alternatives pour les leveurs, qu’ils soient franais ou espagnols. »

Une cohabitation aujourd’hui parfaitement digre. « Nous avons plus de liens avec eux qu’avec d’autres vallens bigourdans, avoue Mme Loo. Des gens comme le maire ou M. Fernandes ont œuvr pour ce climat de confiance par-dessus les montagnes. »

Deux semaines aprs leur arrive en France, les vaches ibres gotent dsormais leur t bigourdan. Avec 300 kg en moyenne pour 200 vaches, il ne devrait pas manquer de sel !

24.000 ha et des btes de partout
Outre les 1.000 vaches espagnoles, les hauteurs de Gavarnie accueillent 7.300 brebis et 2.500 bovins venus de l’extrieur. « Essentiellement le Pays basque, le Gers, l’Aubrac, numre Christine Loo, de la commission syndicale de la valle du Barge qui gre les 24.000 ha d’estives. Nous avons normment de demandes que l’on ne peut toutes honorer. » La commission limite ainsi les cheptels 50 vaches par leveur, le tout moyennant un « droit d’herbe ». « Nous contrlons tous les troupeaux qui montent sur nos estives au niveau du pont de la Reine-Hortense. Nous sommes trs rigoureux sur la qualit sanitaire afin de prserver nos troupeaux. Notre rglement pastoral a mme t repris dans plusieurs pays d’Europe. » Des rgles indispensables mises en place par « le plus gros gestionnaire d’estives de France » afin de faire cohabiter jusqu’ 25.000 animaux".

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