Le curé Cantonet Cantonet : un homme d’église incontournable

, par  agnouede , popularité : 5%

Sur le curé Cantonet :

- 89 documents à lire aux AD65 (295 E DEPOT 146, archi comm FF 24, Dates : 1782-1792 )

- Demande auprès des consuls du vic afin de réparer la maison curiale (26/04/1764)

- A lire absolument : l’affaire des cloches, du carillonneur, du curé Cantonet le 30 septembre 1764 en fichier joint

- les géants de Vizos

"Le 2 novembre 1777, M. Cantonnet, curé de Lus, relate que, accompagné de M. Lartigue, garà§on chirurgien, et sur les dires de M. d’Estardes de Luz et d’anciens du villages, des fouilles ont été effectués dans une rue, des ossements trouvés et apportés au comte d’Hérouville, commandant de la Guienne2. Il s’agissait d’une clavicule de 12 pouces et d’un tibia de 20 à 24 pouces. Il habitait à Vizos une famille dénommée Prousous dont la taille était d’environ 8 pieds.

En 1784, Pierre Bernard Palassou relate également la découverte par M. Cantonnet, curé de Lus, d’ossements d’un homme de taille extraordinaire dit Géans de baréges"
(Pierre Bernard Palassou - Essai sur la minéralogie des Monts-Pyrénées - édité Chez Didot jeune, Libraire, 1784)

- Cantonet signe l’acte de sépulture dupère Ambroise le 25 octobre 1778. Le père était un capucin, venu au couvent de Médous près de Bagnères

"Depuis le XIIème siècle, ce lieu [la colline de Solférino] était occupé par un ermitage construit par les chevaliers de Malte en l’honneur de saint Pierre, mais tombé en ruines au cours des à¢ges. Il aurait abrité des moines ou des ermites dont le dernier serait le vénérable père Ambroise : celui-ci était Capucin, de la province de Guyenne, diocèse de Lombez, il exerà§a son apostolat à Paris puis en Languedoc avant de se rendre pour raisons de santé près de Bagnères au couvent de Médous. Son état ne s’étant guère amélioré, on l’ ?envoya prendre les eaux de Saint- Sauveur o๠il mourut en odeur de sainteté le 25 octobre 1778. Diverses légendes ou récits racontent son séjour à Luz. (voir l’opuscule sur la Chapelle de Solférino, 1987, éd. Pyrénéennes, de l’Abbé Ferdinand Galan et l’acte de sépulture au cimetière de Luz, signé de Cantonnet, curé). Sa dépouille mortelle fut solennellement transférée sur le plateau le 24 aoà »t 1863.

- Cantonet prie pour le repos de l’à¢me d’un jeune homme tombé au Pas de l’Echelle

"Le sentier se resserre : nous voici arrivés au Pas de l’Echelle. Rassurez-vous,
plus de dangers ! Penchez-vous sur le parapet qui borde l’abà®me,afin de contempler les ruines d’une tour nommée la tour de l’Escalette,la Redoute, la Porte d’Espagne. Elle- fut bà¢tie, dit-on, à l’époque o๠leduc du Maine vint prendre les eaux des Pyrénées. Mais si l’on ignore la date de sa construction, on connaà®t le motif qui la fit élever... C’était pour s’opposer à des excursions de certains brigands aragonais nommés Miquelets, qui, pendant la guerre de succession , venaient porter l’effroi dans nos paisibles montagnes. Le 14 septembre 1708, environ 800 Miquelets j’emprunte ces détails à un manuscrit de l’époque ) firent une descente à main armée. Ils pillèrent les maisons de Héas, dévastèrent le village de Gèdre, et parcoururent la vallée, le fer et le feu à la main, tuant les hommes, ne respectant pas les femmes, incendiant les granges isolées, faisant butin de tout ce qu’ils pouvaient saisir. Mais ces terribles brigands devaient traverser, pour arriver à Luz, le Pas de l’Echelle.
Là , dans une petite redoute, de courageux montagnards attendirent
bravement l’ennemi avec la résolution de lui faire payer de sa vie ses
coupables tentatives. La lutte fut terrible. Sept cents Espagnols ensanglantèrent
les flots du Gave, dans lequel ils furent précipités. Les Etats du pays ordonnèrent, l’année suivante, une garde permanente des passages
d’Estaubé et de l’Escale, par quatre cents hommes de troupe
d’élite. Lorsque la France et l’Espagne eurent déposé les armes, on s’aperà§ut
que ce redoutable passage était aussi meurtrier pendant la paix que
pendant la guerre. Le moindre vertige, le moindre faux pas, suffisaient
pour faire rouler dans l’abà®me béant de nombreuses victimes.
Entre plusieurs catastrophes arrivées avant qu’on n’y eut pratiqué la
corniche, M. Dussaulx raconte qu’un jeune homme, il y a trente ans,
voulant resserrer la sangle de son cheval perdit l’équilibre et tomba,
de sept à huit cents pieds de hauteur, sur les rochers du Gave. Le
prieur de Gavarnie, curé de Luz, M. Cantonet, donna dans cette circonstance
l’exemple d’un parfait dévouement. Il se prosterne au bord
de l’abà®me, invoque le ciel, saisit en pà¢lissant un cà¢ble qu’on lui présente
et parvient jusqu’au jeune homme ; ce vénérable pràªtre put le
consoler de sa présence avant qu’il ne fà »t éteint sur ses bras par la
mort. On se souvient ici de cet acte d’humanité, mais on l’ignore
ailleurs. Que de belles actions ensevelies dans l’ombre !
C’est surtout lorsque le mal est fait qu’on a l’habitude d’en chercher
le remède. On n’avait pas songé à prévenir les accidents ; dès qu’ils furent

arrivés, on comprit la nécessité d’élargir le sentier à l’aide de la mine
et de le border de parapets.
En 1788, MM. Dussaulx et Saint-Amans, dont le souvenir vit encore
dans nos montagnes, firent graver sur le marbre une inscription qu’un
arràªté de différents districts ordonna de poser au-dessus du torrent.
Voici cette inscription :
CONTEMPLE ICI
D’UNE AME FERME ET D’UN OEIL ASSURé,
DEPUIS LE SOMDIET DES MONTS SOURCILLEUX
JUSQU’AU FOND DE L’ABIME,
LES PRODIGES DE L’ART
ET CEUX DE LA FORTE NATURE :
ADOUCI PAR L’INDUSTRIE HUMAINE
LE FIER GéNIE DE CES MONTAGNES D� ?FEND D’Y TREMBLER D� ?SORMAIS.
TRAVAUX EXéCUT� ?S EN MDCCLII.
Une aveugle fureur renversa cette belle inscription ; elle vient d’àªtre
rétablie avec ces mots : « Brisée en 1793, cette pierre a été restituée
 » en 1852, aux frais de quelques habitants de la vallée, partisans de la
 » conservation des monuments historiques, à quelqu’ordre d’idées qu’ils
 » appartiennent.  » Je ne comprends pas, je l’avoue, ce qu’il y a de politique
dans cette inscription, simple hommage rendu au génie de l’homme
qui dompte les montagnes. Ce n’est pas la politique qui l’avait détruite,
c’est la barbarie.
GUIDE-ALBUM AUX EAUX DES PYR� ?N� ?ES VALL� ?E DE BAR� ?GES PAR
G. BASCLE DE LAGR� ?ZE

- Cantonet, curé de Luz, exécuteur testamentaire de Broca, de Luz, lui-màªme créancier de la vallée et la vallée de Barèges Dates : 1784-1788 Description physique FF23, 295 E DEPOT 145

- l’annonce de la rédaction des cahiers de Doléance est faite par le curé Cantonet lors de la messe 25 mars 1789, les jeunes gens de 25 ans sont convoqués mais retardés par les éboulements de neige" survenus empàªchant la tenue de l’assemblée

- En septembre 1792, Cantonet malgré son grand à¢ge et son infirmité rédige deux pétitions qu’il transmet au Conseil Municipal de Luz. L’un à propos de ses esmoluments, l’autre à propos des réparations à faire de la maison presbytérale de la ville .

"Le maire Gradet a pris communication de deux pétitions faites pat le sieur Cantonet curé de lus au Directoire du district du gave, l’une concernant son traitement de 1790 et l’évolution des fraix décimaux madammée , l’autre tenant aux réparations à faire de la maison presbytérale de la ville ,

Est arràªté ne sera gagé que quand Cantonet aura fourni un état détaillé des différents particuliers qui ont remis le blé fauché frais de Gèdre ? , soit à la maison presbytérale, soit à la Tour ?

Est arràªté qu’avant tt ’uvre il sera nommé des commissaires pour procéder à la vérification de réparations à faire à la maison presbytérale en distinguant celles qui ont du naà®tre de la négligence des� ?�. réparations locatives , de celles qui st survenues par vétusté.

Le conseil a ajouté que depuis longtemps,la commune de lus se trouve presque sans secours spirituel , le grand à¢ge et l’infirmité du Curé Cantonet ne lui permettant pas de pourvoir au service et à l’administration du Sacrement ds le canton éloigné. Il sera fait incessamment une demande pour obtenir un vicaire dt la ville de lus n’ ??avait jamais été privé jusqu’à ce jour � ?�"

On le constate les consuls désormais appelés conseillers municipaux ne sont pas pràªts à céder aux demandes du curé Cantonet, il faut dire qu’il leur en avait fait voir de toutes les couleurs en 1764 avec les clés de l’église, le carillonneur interdit de carillonner.....

Malgré son grand à¢ge, le curé est et demeure alerte intellectuellement, un sacré bonhomme....

On trouve l’acte de décès de Jean Baptiste Cantonet le 28 ventose an 7, cad 18 mars 1799.

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